Ma pensée du moment :
- Bosser dans le train est honteux.
Mon info : L'intelligence artificielle générative est un gigantesque parasite
À écouter les responsables politiques et éditorialistes de tous bords qui relaient ce discours, le principal danger qui guette l'Europe serait donc de manquer le train de l'intelligence artificielle. La compétition internationale sert ainsi de justification à une fuite en avant technologique dont les finalités sont rarement interrogées. Il faudrait construire davantage de centres de données, développer des modèles toujours plus puissants et mobiliser toujours plus de financements publics à cette fin. Ce vocabulaire de l'urgence permet surtout de faire passer des choix politiques pour des nécessités historiques. Et la question de savoir à qui profite réellement le développement de l'IA et aux dépens de qui il s'organise s'efface derrière l'impératif de compétitivité.
Car l'industrie de l'IA générative repose sur un modèle de développement singulier. Les entreprises du secteur se sont approprié d'immenses quantités de ressources produites par d'autres pour entraîner leurs modèles, avant de commercialiser des systèmes susceptibles de bouleverser les activités dont elles tirent ces ressources. Sous les promesses de progrès technique et d'innovation se dessine alors une relation sociale bien particulière : le parasitisme.
En 1980, le philosophe Michel Serres publiait un ouvrage intitulé Le Parasite (1), dans lequel il faisait de cette notion une figure particulièrement féconde pour penser les rapports sociaux. Son point de départ est une spécificité de la langue française : le terme « parasite » y désigne à la fois un organisme qui vit aux dépens d'un autre (on peut penser ici au célèbre Cordyceps qui a inspiré The Last of Us), celui qui s'invite à une table pour profiter du repas (le « pique-assiette ») et le bruit qui perturbe une communication (le grésillement sur une ligne téléphonique). Pour Serres, ces différentes significations renvoient aux dimensions d'une même relation : le parasite s'immisce dans des rapports préexistants, en tire profit en s'appropriant de
Car l'industrie de l'IA générative repose sur un modèle de développement singulier. Les entreprises du secteur se sont approprié d'immenses quantités de ressources produites par d'autres pour entraîner leurs modèles, avant de commercialiser des systèmes susceptibles de bouleverser les activités dont elles tirent ces ressources. Sous les promesses de progrès technique et d'innovation se dessine alors une relation sociale bien particulière : le parasitisme.
En 1980, le philosophe Michel Serres publiait un ouvrage intitulé Le Parasite (1), dans lequel il faisait de cette notion une figure particulièrement féconde pour penser les rapports sociaux. Son point de départ est une spécificité de la langue française : le terme « parasite » y désigne à la fois un organisme qui vit aux dépens d'un autre (on peut penser ici au célèbre Cordyceps qui a inspiré The Last of Us), celui qui s'invite à une table pour profiter du repas (le « pique-assiette ») et le bruit qui perturbe une communication (le grésillement sur une ligne téléphonique). Pour Serres, ces différentes significations renvoient aux dimensions d'une même relation : le parasite s'immisce dans des rapports préexistants, en tire profit en s'appropriant de
Source: Frustration magazine
les 126 amis de Rodrigue :
- Emilien Bertin
- Océane Marchal
- Mathéo Martins
- Yasmina Da Costa
- Ryad Dupuy
- Chloé Maillot
- Richard Durand
- Aline Robert
- Axel De Oliveira
- Annick Roussel
- Sylvain André
- Marie-Jeanne Da Silva
- Pierre-Louis Brunel
- Domitille Leduc
- Francis Gillet
- Mikael Dumont
- Eugène Rousseau
- Coraline Perret
- Eliot Vasseur
- Flavio Arnaud
- Allan Pereira
- Laura Dufour
- Abdelkader Brunel
- Marilou Martins
- Maxence Barbier
- Raphaëlle Mallet
- Mario Lelièvre
- Eddy Arnaud
- Marc Petit
- Rolland Martins
- Steeve Louis
- Alban Pierre
- Hubert Marie
- Priscillia Richard
- Yanis Girard
- Coralie Michaud
- Hector Schmitt
- Marie-Laure Guillaume
- Ali Pasquier
- Marie-Catherine Leduc
- Gaspard Carpentier
- Edwige Pinto
- Gianni Weiss
- Ludovic Goncalves
- Boris Bonneau
- Noé Breton
- Anis Ménard
- Morgan Godard
- Samuel Weber
- Reynald André
- Thomas Duval
- Mathis Robert
- Thibault Poirier
- Ewen Rodrigues
- Cyprien Julien
- Rayane Jacques
- Antony Levêque
- Belkacem Guichard
- Sylvain Laporte
- Steeve Georges
- Karim Martin
- Tristan Germain
- Sébastien Meunier
- Frédérique Hervé
- Gaëtan Legrand
- Garance Deschamps
- Kamel Pons
- Yolande Duval
- Julien Clément
- Mauricette Ferreira
- Arnaud Joly
- Kahina Marty
- Nabil Fontaine
- Agnès Pinto
- Axel Vincent
- Margaux Roux
- Manuel Lopes
- Marie-Laure François
- Mathis Brun
- Axelle Boucher
- Stephen Brunet
- Anaëlle Laurent
- Bernard Humbert
- Myriam Müller
- Axel Gaillard
- Flore Huet
- Rachid Caron
- Pauline Dijoux
- Guy Collet
- Lorie Marchand
- Julien Robert
- Paulette Hardy
- Josselin Pérez
- Lisiane Grégoire
- Timéo Brunel
- Anne-Laure Georges
- Francisco Brunet
- Geneviève Costa
- Louis Gérard
- Jeanne Jacques
- Stanislas Guichard
- Lucienne Barre
- Mathis Garnier
- Apolline Durand
- Jean-Sébastien Ferrand
- Nora Paul
- Yannis Masson
- Lauriane Lamy
- Jean-Louis Bouvier
- Karine Garcia
- Joachim Roux
- Laure Michaud
- Virgile Lévy
- Cendrine Lemaire
- Jonathan Bouchet
- Malvina Roy
- Cyrille Ramos
- Melody Vincent
- Jean-Yves Giraud
- Cécilia Roche
- Thomas Vidal
- Samantha Gilbert
- Cyrille Goncalves
- Christine Guichard
- Joël Marie
- Paulette Lacroix